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Jules Renard , Journal,  18 février 1802

En lisant cette citation de Jules Renard, je me demandais ce qu’il pouvait bien cultiver en février 1802? Et puis soudain je me suis souvenue des graines de pensées que ma grand mère plantait dans son Mas en Provence, et qui sont ressorties de terre quelques 40 ans après qu’elles aient été vues pour la dernière fois!  A la grande surprise de tous…

Entre temps, l’hiver glacial de 1954 était passé par là, alors peut être les graines avaient été conservées sous terre? Cela reste un mystère ! J’ai immédiatement cherché la photo des dites pensées prises à l’époque. L’étonnement de mes parents en les voyant sortir de terre, alors que personne ne les avait plantées avait rendu ce souvenir mémorable dans mon coeur.

La nature est obstinée, au delà de l’entendement. Hasard des caprices du vent diront les sceptiques… j’y vois un clin d’oeil digne du plus grand des jardiniers !

Aujourd’hui j’ai planté quelques graines pour créer un potager familial. J’ai fait cela avec beaucoup de foi, persuadée que je vais voir un jour (sous peu), les petites pousses germer: thym, persil, fuit de la passion, christofine ( appelé chouchou dans l’Océan Indien), papaye. Affaire à suivre !

Le jardinage est réellement une activité qui fait oublier le temps, plus de montre, on est mué par une rêverie en pleine activité, et inévitablement on s’interroge … Quel est l’état de la terre où je plante? Quelles graines vont pousser? La bible est remplie d’images en relation avec la culture de la terre, écho de l’état de notre coeur alors qu’il est ‘ensemensé’ par la Parole. D’ailleurs la bible commence dans le jardin d’Eden, qui veut dire délice en hébreu, et la vie de Jésus s’interrompt brusquement avant la passion dans un autre jardin, Gethsémané qui veut dire ‘pressoir à huile’. Le jardin est situé en dessous du jardin des oliviers, donc un pressoir s’y trouvait forcément.

La vie de Jésus allait être écrasée, pressée comme une olive dans le pressoir en pierre, pour donner l’huile la plus précieuse, lui l’olivier, sur lequel nous avons été ‘hantés’. J’ai visité ce jardin à Jérusalem avec beaucoup d’émotions, en voyant les troncs d’oliviers torturés et noueux comme s’ils témoignaient encore de cette nuit de calvaire …

 

 

 

 

 

 

 

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